Les republicains sous la troisieme republique - kmk67.ru

Les d buts de la Troisi me R publique

Mais ce nest véritablement quaprès 1810 que les références à la République sont totalement abandonnées. Bonaparte a donc agi avec prudence. Il se refuse à une rupture radicale. Il naura de cesse par exemple de dénoncer les comparaisons avec ceux que la vulgate - quil contestait - tenait pour des fossoyeurs de république, César et Cromwell9. Voire de la République consulaire, car Bonaparte ne renie pas la République en lan viii, et la plupart des «brumairiens» se proclament républicains tout en manifestant leur rejet de tout retour à la Terreur.

Le Sénat refusant une seconde dissolution, Broglie se retira et Mac-Mahon s'inclina, puis finit par démissionner en 1879. La République ne serait pas présidentielle. Les Chambres donnèrent pour successeur au maréchal, non pas Gambetta, incarnation de la République, maisJules Grévy, vieux républicain dont la modération rassurait. A Paris la révolution triomphe. Les bataillons de la garde nationale refusent de restituer les canons quils contrôlent. Le, les généraux Lecomte et Thomas sont exécutés par les insurgés tandis que Thiers, contre lavis de Ferry, décide lévacuation de la ville.

Le mouvement communaliste sétend dans le Sud-Est de la France mais est finalement réprimé par Léon Gambetta. Le 28 octobre, Bazaine livre Metz avec son armée et les révolutionnaires tentent en vain de profiter de la situation pour prendre le pouvoir à Paris le 31 octobre.

Brumaire ne marque en effet pas une rupture aussi radicale qua voulu le laisser penser une historiographie qui relit le coup dÉtat de lan viii à laune de celui du 2 décembre4. Les modérés donnèrent une vigoureuse impulsion aux travaux publics, malgré le début d'une grave crise économique (. Personne ne plaignit les communards à limage de Zola: «Ceux qui brûlent et qui massacrent ne méritent pas dautre juge que le coup de feu dun soldat». Plusieurs milliers de prisonniers sont envoyés en Nouvelle-Calédonie.